Un projet de loi est en préparation sur le Grand Paris. Les élus des Hauts-de-Seine dénoncent les choix retenus et le mépris tant des avis des collectivités territoriales que des intérêts des Franciliens. Des voeux seront déposés lors des conseils municipaux : voici celui de Clamart.
Conseil Municipal de
Clamart
Mercredi 23
septembre
Vœu
sur le « Grand Paris »
Présenté
par Philippe KALTENBACH
Maire de
Clamart.
Nous sommes
très inquiets des mesures présentées par M. Christian Blanc, secrétaire d'État
chargé du Développement de la région capitale, dans le cadre du projet de loi « Grand
Paris ».
Tout d’abord,
contrairement aux promesses faites au Palais de Chaillot par le Président de la
République en avril dernier, l’ensemble des acteurs concernés, Etat, Conseil
Régional d’Ile-de-France, Conseils Généraux, Communes et citoyens n’ont pas été
réellement consultés sur les mesures envisagées.
L’objectif de ce projet gouvernemental est bien une
centralisation du pouvoir au niveau de l’Etat et une remise en cause des
compétences des collectivités locales et du Syndicat des Transports
d’Ile-de-France (STIF) dans la réalisation de leurs projets, ce qui est
inacceptable.
Pour nous, il ne faut en aucun cas créer un «régime
juridique d'exception». La
décentralisation en Ile-de-France ne doit pas être mise en parenthèse, car elle
nous a permis de construire depuis 1982 des outils et les projets au service
des nos concitoyens.
De plus, il n’est pas acceptable que des mesures
dérogatoires tendent à court-circuiter les procédures classiques de concertation
et d’enquête publique.
Nous demandons donc que la loi en préparation respecte
un certain nombre de principes clairs :
- Le co-pilotage nécessaire entre l’Etat et les
élus représentants de l'ensemble du territoire régional.
- La participation des citoyens à l’élaboration de
leur avenir. Sans cela, ce projet
reproduirait les travers de l'aménagement bureaucratique décidé loin du
citoyen.
- La réalisation sans délai des projets prêts Ã
être engagés. Dans le plan de mobilisation, les élus franciliens se sont mis
d'accord sur les priorités : rénovation de lignes de RER, désaturation de la
ligne 13, prolongement de la ligne 14 ainsi que d’Eole à l’ouest, rocade Arc
Express... Les collectivités ont déjà annoncé une participation de 12 milliards
d'euros qui doit être complétée par l'Etat. Les besoins sont connus, les outils
existent: Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF), Etablissement Public
Foncier (EPF) ; il faut maintenant agir dans ce cadre.
Pour
autant nous ne sommes pas hostiles à toutes évolution de l’organisation de
l’Ile-de-France. Nous voulons mettre en débat la création de communautés
d’agglomérations cohérentes en terme de territoires et de projets correspondants
à des bassins de vie d’environ 500 000 habitants (seuil permettant la proximité
et l’efficacité), et qui serait l’échelon intermédiaire entre les communes et
la Région.
En
Ile-de-France c’est au niveau régional que les solutions doivent être trouvées.
Le « Grand Paris » existe déjà , c’est la Région Ile-de-France.
L’Ile-de-France
doit évoluer mais pas en recentralisant les pouvoirs au sein d’une nouvelle
superstructure étatique et bureaucratique.
Il
faut que l’Etat, les collectivités locales, les citoyens, travaillent ensemble
à définir un projet (Transports en communs, aménagement, environnement,
développement économique…) et une organisation efficace et démocratique.
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