Lorsqu’ils vivent et travaillent en France depuis des années, parce que leurs enfants grandissent avec les nôtres, parce qu’ils participent activement à la vie de la cité, les étrangers en situation régulière doivent enfin prendre part aux élections locales, en détenant le droit de vote.
Notre République n’a pas achevé la construction de la démocratie en France. C’est le long chemin vers le suffrage universel, marqué par des avancées historiques, le vote des femmes, la majorité électorale à 18 ans, et complété par les acquis de la démocratie sociale. Cette quête doit se poursuivre. Les deux tiers des Français sont désormais favorables au vote des étrangers lors des élections locales. C’est un évident progrès de notre conscience collective. Mais ce sont des principes qui doivent nous guider dans ce grand débat, et non des sondages.
L’égalité réelle que nous voulons, emprunte la voie du progrès social et de la lutte contre les inégalités qui se sont gravement creusées pendant cette décennie de droite au pouvoir. Mais des droits politiques sont encore à écrire. La citoyenneté demeure l’une des plus fortes expressions de la « société des égaux ». L’égalité s’exprime là, comme le dit justement Pierre Rosanvallon, « sur le mode d’une inclusion, d’une participation ». Un homme ou une femme, une voix. (...)
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Pour le droit de vote des étrangers aux élections locales : Rassemblement jeudi 8 décembre de 13h à 15h devant le Sénat
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