Le pari du Grand Paris par Roland Castro, architecte et urbaniste
Lire la suite de l'article sur le site de Libération (13 juillet 2007)
Ce matin (6 juillet 2007), la Conférence métropolitaine qui travaille depuis un an a montré sa capacité à structurer le travail d'écoute réciproque entre les élus de l'agglomération parisienne, sur les sujets prioritaire. Je me félicite qu'elle l'ait fait sur la question du logement, en recherchant des réponses collectives sur des enjeux tels que la régulation du marché, la lutte contre l'habitat indigne, le renforcement du rythme de construction, que chaque maire ne peut résoudre seul.
Les déclarations récentes du Président de la République relatives à l'organisation de l'agglomération parisienne ont été évoquées par différents intervenants. Pour ma part, je considère que la plus grande erreur du Général de Gaulle a été de supprimer le département de la Seine et de couper ainsi Paris de sa banlieue, avec la mise en oeuvre du fameux Plan Malraux. Il l'avait fait au nom de considérations politiques, afin d'éliminer les socialistes de Paris et de sa banlieue. (...)
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de Gilles Catoire, Maire de Clichy la Garenne - Conseiller général des
Hauts de Seine - Secrétaire général de l'AMIF et membre du Secrétariat
de la Conférence métropolitaine sur News press
La Conférence métropolitaine* a entrepris ses travaux vendredi matin à Cachan (Val-de-Marne). Elle réunit les élus d'une cinquantaine de communes, dont ceux de la capitale. L'enjeu des discussions : le logement, l'habitat et le Grand Paris. En visite à Roissy le 26 juin dernier, Nicolas Sarkozy avait plaidé pour un Grand Paris englobant la proche banlieue. Le Président de la république s'est également montré favorable à la construction d'un métro en petite couronne.
Le 6 juillet, dans les colonnes du Parisien, Bertrand Delanoë a répondu au chef de l'Etat. Pour le maire de Paris, "il est inconcevable d'ignorer comme il l'a fait les élus locaux". Bertrand Delanoë ajoute que "Nicolas Sarkozy a développé un discours centralisateur, sans prendre le moindre engagement concret".
Philippe Laurent, maire de la commune de Sceaux (Hauts-de-Seine) a participé à la Conférence métropolitaine. Selon lui, il y avait auparavant "une ignorance entre Paris et les communes des banlieue". Aujourd'hui "le dialogue existe". Philippe Laurent ajoute : "La ville de Paris a compris qu'il y a une solidarité de destin entre elle-même et les communes de banlieue." Cette conférence métropolitaine est une manière pour les élus de commencer à envisager l'idée d'une communauté urbaine entre Paris et les communes de proche banlieue.
A lire sur le site d'Europe 1
* Cette "conférence" initiée par le maire PS de Paris Bertrand Delanoë rassemble de manière informelle des élus du "coeur urbain" de l'Ile-de-France, ceux-là même qui pourraient être concernés par le "Grand Paris".
Lors de la réunion de l'union départementale qui s'est tenue le 27 juin 2006, Elisabeth Gourevitch lance le débat en présentant la problématique de la situation relative de Paris avec les communes limitrophes en particulier dans le domaine des transports.
Pascal Buchet s'élève contre l'idée de densifier la petite couronne (...) Elisabeth Gourevitch fait remarquer que même si la volonté et les moyens de construire existent, se pose avant tout le problème de trouver des terrains constructibles (...)
La situation des différentes communes du 92 qui bordent Paris est évoquée (...) De ces débats se dégage la nécessité d'un dialogue avec Paris là où il n'existe pas pour le moment soit du fait d'un maire d'arrondissement (le 15ème), soit du fait d'un maire d'une commune limitrophe (Montrouge par exemple).
Gilles Catoire fait état de l'initiative prise par des maires, des présidents d'intercommunalité et des conseillers généraux de l'agglomération parisienne, de créer une conférence métropolitaine en cohérence avec le SDRIF (Schéma directeur de la région Ile-de-France).
Il est admis que, plutôt que de créer une nouvelle superstructure, cette conférence offre un moyen non institutionnel, souple, modulable et ouvert dont il reste à définir les limites.
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