Le petit club informel qui avait réuni huit communes autour de Paris, peu après l'élection de Bertrand Delanoë comme maire de la capitale, est sans doute devenu depuis le lundi 8 novembre la préfiguration d'une instance de gouvernance de la métropole parisienne.
Certes, ce ne sont plus huit mais 170 collectivités locales qui font désormais partie du syndicat mixte d'étude Paris-Métropole. Mieux, après les régionales, la droite UMP, et particulièrement celle des Hauts-de-Seine, a obéi aux consignes de Nicolas Sarkozy et adhéré en masse à Paris-Métropole.
Lundi a donc eu lieu l'assemblée plénière et l'élection du président et du bureau du syndicat. La charte de Paris-Métropole prévoyant une alternance politique au sommet, c'est l'UMP Jacques JP Martin, maire de Nogent-sur-Marne, qui succède à Jean-Yves Le Bouillonnec, maire PS de Cachan. L'élu de Nogent avait toute légitimité pour la fonction vu que quand ils n'étaient que huit, il était de ceux-là. (...)
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Néanmoins, le problème reste le même qu’il y a un peu plus d’un an, précise le site Megalopolis. Paris Métropole est toujours un syndicat d’études, c’est-à-dire une assemblée consultative, dont le seul pouvoir est d’installer des “ateliers de travail chargés faire des propositions” ayant toutes les chances de finir au placard. Si les querelles partisanes semblent donc aujourd’hui s’effacer, c’est aussi parce que l’enjeu de pouvoir est extrêmement faible. A quand des compétences réelles pour Paris Métropole?
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