(...) Un établissement public industriel et commercial, curieusement appelé Société du Grand Paris (SGP), dirigé par trois fonctionnaires nommés par décret serait chargé de la conception d'ensemble, de la définition des projets et de leur réalisation. Bref, l'Etat aurait à nouveau tous les pouvoirs en région Ile de France en matière d'aménagement.
Sans remettre en cause le schéma présidentiel, les parlementaires ont insisté pour que (le) nouveau réseau soit coordonné avec les anciens (Métro et lignes SNCF banlieue).
Les parlementaires ont également veillé à ce que la SGP dispose de financements «indépendants» de l'actuel financement des transports publics.
En clair, le versement transport, impôt égal à 1% des salaires versés par les entreprises de plus de 10 salariés, resterait attribué à l'autorité organisatrice des transports actuelle, le Syndicat des transports de la région Ile de France, le STIF, un sigle que les Franciliens connaissent bien, car il figure sur tous les tickets de métro. Cet impôt permet de construire des lignes nouvelles, de moderniser les anciennes et de réduire le prix des billets. C'est la clé du financement des transports en commun dans toutes les grandes agglomérations françaises, Paris compris.
La SGP devra se contenter de taxer une partie des plus-values que connaitraient les terrains situés à proximité des nouvelles gares. Elle bénéficierait de dotations et du remboursement des prêts faits par l'Etat aux banques et aux constructeurs automobiles et taxerait le matériel roulant du STIF.
Le rapporteur général du budget de l'Etat, l'UMP Gilles Carrez n'hésite pas à qualifier ce financement d'irresponsable... (...)
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