Candidat aux régionales à 20 ans sur la liste du PS et de ses alliés, Alexis Girszonas élude d’entrée la question de son handicap physique dû à une naissance prématurée à six mois et demi : "Sur cette liste, je ne suis pas le handicapé de service. Si on m’avait considéré comme tel, je ne me serais pas présenté, assène l’étudiant en sciences-po à l’université de Nanterre. Je suis en fin de liste, et c’est normal. En tête, il y a des gens plus aguerris que moi. Je ne suis pas pressé, mon tour viendra."
Ancien élève de l’établissement d’enseignement adapté Toulouse-Lautrec de Vaucresson du cours préparatoire à la terminale, une fois son bac en poche à 18 ans avec une mention assez bien, il fait deux ans de droit avant de bifurquer vers les sciences politiques. "Le droit permet de se structurer, mais ça ne laissait pas suffisamment de place à l’imagination", considère Alexis.
Son adhésion au PS remonte à un discours de Jacques Chirac en
2007 sur le contrat première embauche qui ne verra jamais le jour : "Là, je me suis dit, il faut que je m’engage. Plutôt que de pousser la
porte d’une section, ce qui peut être intimidant quand on est jeune et
qu’on ne connaît personne, j’ai pris ma carte sur Internet."
Arrivent les municipales de 2008, et Alexis se retrouve propulsé sur la liste socialiste de Ville-d’Avray. Quelques mois plus tard, à la suite d’une démission, il devient conseiller municipal d’opposition. Depuis, il donne la contradiction au sénateur-maire MoDem de sa ville (Denis Badré). "Je tracte sur les marchés et notamment à Ville-d’Avray, mais je ne le croise pas beaucoup", ironise le jeune militant.
Des ascendances portugaises, lituaniennes et italiennes contribuent à faire de lui un Européen convaincu : "Ma certaine idée de la France, c’est le vivre ensemble sur une terre d’accueil et de partage." A défaut de devenir conseiller régional, Alexis Girszonas se contentera amplement d’une victoire de son camp, "en espérant qu’on sera devant l’UMP au soir du second tour dans les Hauts-de-Seine".
> A lire sur le site du Parisien
Photo 2 : Alexis (à gauche) avec ses co-listiers aux voeux du PS 92
Commentaires