L'Ile-de-France résiste à la crise mieux que le Grand Londres, Madrid ou Barcelone. En 2008, la région est restée en tête des quinze grandes métropoles européennes pour le nombre d'emplois créés par des entreprises étrangères. Ce constat tiré d'une enquête de l'association Paris-Ile-de-France Capitale économique, rendue publique mercredi 8 avril, va à l'encontre de l'image d'une région en perte de vitesse véhiculée par Nicolas Sarkozy et Christian Blanc, le secrétaire d'Etat à la région capitale et l'UMP régionale. Le président (PS) de la région, Jean-Paul Huchon, et le gouvernement s'opposent sur le modèle de développement économique qui doit permettre de valoriser les atouts de l'Ile-de-France.
"N'en déplaise aux esprits chagrins, l'Ile-de-France est attractive", s'est félicité, mercredi, le patron (PS) de la région en marge de la présentation de l'étude annuelle d'Ernst & Young, pour l'association Paris-Ile-de-France-Capitale économique, une structure de lobbying financée à 80 % par des entreprises françaises et étrangères.
Selon cette étude, la première région française serait, malgré la crise, "dans une dynamique de croissance". Parmi les quinze grandes métropoles européennes, l'Ile-de-France fait partie des cinq qui voient croître le nombre d'implantation d'entreprises étrangères en 2008 avec Berlin, la région Nord-Rhénanie-Westphalie, Dublin et la Lombardie.
En 2008, l'Ile-de-France est restée deuxième au classement pour le nombre de société implantées sur son sol. Elle rattrape son retard par rapport au Grand Londres qui la devance toujours, mais de peu. Et en terme d'emplois créés, l'Ile-de-France arrive en tête des quinze métropoles.
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