Municipales 2008 : Une analyse des résultats par Benoît Marquaille (PS92)
A l'issue de ces élections municipales et cantonales, Benoit Marquaille livre sur son blog une analyse de la situation départementale à l'issue de ces élections et des enjeux futurs pour le parti socialiste.
(...) Une réussite de l’union des gauches
Dans les Hauts-de-Seine, le premier enseignement de ces élections,
est la réussite de l’union des gauches dans les villes sortantes à
Fontenay-aux-Roses, Clamart, Clichy, Bagneux, Nanterre, Malakoff et
Gennevilliers. L’union a aussi porté ses fruits à Colombes où après une
«sacrée bagarre», Philippe Sarre a remporté une «sacrée victoire» avec
53,6% des voix. Dans le pays, l’union a aussi permis de belles
victoires à Amiens, Caen, Strasbourg…
Si l’union offre de belles victoires, la question posée est plutôt celle des conditions de la victoire pour nos camarades dans les villes du département gérées par un PC désormais très méfiant à notre endroit et peu enclin à nous laisser exister. Pas beaucoup d’améliorations sur ce plan là avec ces élections.
A l’inverse, la désunion est responsable de notre cuisante défaite à Chaville. Et nous en sommes responsables. Dans une ville où Sarkozy faisait 56%, nous avons perdu de 200 voix au second tour alors que les listes PS et PRG cumulées en comptaient plus de 1 000 d’avance au soir du premier tour. Inexcusable, surtout quand le nouvel édile local s’appelle Jean-Jacques Guillet. Un militant de Meudon m’a écrit : « c’est à pleurer ».
L’échec du MODEM et le «cas Asnières»
Pour le MODEM, c’est l’échec d’une stratégie à géométrie variable. Allié au PS, c’est l’échec à Bourg-la-Reine, à Sèvres, à Châtillon. Allié à la droite, c’est l’échec à Clichy, à Clamart et à Colombes. Hormis Ville d’Avray et les 20% réalisés à Nanterre, il ne reste pas grand chose du MODEM qui, dans notre département comme nationalement, selon Pascal Perrineau, « loin de troubler le duel gauche/droite, a mécaniquement favorisé la liste arrivée en tête le 9 mars en gelant le rapport de force issu du premier tour ».
Reste le «cas Asnières», atypique, unique, regroupant une coalition hétéroclite qui s’est rassemblée dans un tout sauf Aeschlimann victorieux. Saluons-les pour cette belle œuvre face à un triste personnage politique. Mais désormais, il va leur falloir trouver les moyens de gérer ensemble et de durer.
(...) Lire la suite sur le blog de Benoît Marquaille, 1er secrétaire fédéral adjoint
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