Asnières ou comment créer l'alliance de la victoire
Sébastien Pietrasanta, futur maire d'Asnières, explique dans une interview au JDD comment s'est réalisé l'alliance qui l'a conduit à la victoire.
Vous avez été élu en vous alliant à Josiane
Fischer (divers droite) et Christian Leblond (Modem). Comment a été
possible cette alliance très large?
D'abord, ce n'est pas
un accord d'appareil conclu dans la nuit de dimanche à lundi. Cet
accord était nourri depuis longtemps. C'est en premier lieu un accord
programmatique puis un accord qui porte sur l'organisation et la
gouvernance. Au premier tour, chacun a porté ses couleurs, ça a permis
de voir notre poids dans l'électorat, mais nous avions déjà mené une
action commune importante en novembre dernier pour réclamer un conseil
municipal extraordinaire quand Manuel Aeschlimann refusait de publier
le rapport de la chambre régionale des comptes sur les finances de la
ville.
Les trois pôles de cette alliance sont-ils politiquement compatibles?
Il n'y a pas de points de friction majeurs entre nous. Dans toute
majorité, il y a des discussions, des débats mais la gestion
municipale, ce n'est pas idéologique. C'est d'abord du pragmatisme pour
répondre aux questions concrètes des Asniérois. C'est une autre façon
de faire de la politique après un maire particulier et un contexte
rendu également particulier. Si je peux me permettre, cette alliance,
ça a de la gueule! Mon ambition, c'est de rassembler les Asniérois,
d'être le maire de tous, ce que n'a pas été Aeschlimann.
Quelle sera la future répartition des rôles au niveau des délégations?
D'abord une répartition en fonction des compétences de chacun. Un de
nos engagements, c'est d'assurer une transparence totale dans
l'attribution des logements sociaux et des places en crèche. Pour le
logement, les finances, trois personnes issues des trois composantes de
la majorité seront nommées.
Manuel Aeschlimann vous donne six mois avant de vous déchirer...
Ça me fait sourire. Sa propre majorité a été divisée avec des haines caractérisées, des gens limogés, des démissions... (...)
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