Après les propositions en matière de gestion (1) et de solidarités (2), voici les propositions pour les collèges et l'enseignement supérieur, pour la jeunesse et la petite enfance :
1. Collèges / Enseignement supérieur
1.1 Collèges
- Que chaque collégien ait un ordinateur portable afin de réduire la "fracture numérique" :
Sur le modèle de nombreux conseils généraux et notamment ceux des Landes (2001) et des Bouches du Rhône (2003), chaque collégien du 92 qui en est dépourvu, se verra progressivement équipé d’un ordinateur portable.
Le bilan établi au niveau des vols et des détériorations subis par le matériel dans ces deux départements n’est en rien dissuasif, de même pour le coût de la mise en place d’une telle opération. Les rectorats ont réservé un accueil très favorable à ces dispositifs et ont mis en place un plan de formation destiné à la maîtrise de l’outil informatique des enseignants concernés.
La totalité des collégiens altoséquanais doivent pouvoir découvrir de nouvelles pratiques pédagogiques et des outils qui leur seront indispensables dans leur vie professionnelle et citoyenne.
- Elargir le quotient familial aux familles à revenus moyens pour l’aide à la demi pension :
Le groupe socialiste a proposé en séance publique, le 10 novembre
2006, à la suite de la modification du barème d’attribution de l’aide Ã
la demi pension des collégiens par la majorité départementale, un
nouveau mode de calcul permettant qu’aucun bénéficiaire à même niveau
de ressources ne perçoive une aide inférieure à celle des années
précédentes et que l’aide soit élargie à un quotient familial de 765 €
contre 685 € actuellement.
- Introduire le quotient familial pour les voyages scolaires et les activités périscolaires
- Création d’une bourse à destination des collégiens
- Privilégier le recours aux produits issus de l’agriculture biologique dans les cantines scolaires
- Soutien accru aux voyages scolaires et éducatifs avec application du quotient familial
- Développer les pratiques artistiques et sportives au collège et sur
le temps périscolaire, en généralisant par exemple le P@ss 92 Ã
l’ensemble des collégiens, de la classe de sixième à la troisième.
- Etudes du soir : renforcement du dispositif en liaison avec le
ministère de l’Education Nationale et le nouvel « accompagnement
éducatif » mis en place dès 2008.
Cette mesure, portée par les élus socialistes depuis 10 ans et
reprise par la majorité en 2004, doit aujourd’hui être renforcée pour
accueillir tous les « orphelins de 16 heures » - 10 000 collégiens
volontaires cette année, mais manque de moyens humains et financiers
pour satisfaire l’ensemble des demandes. La très grande majorité des
élèves n’y ont pas accès.
Le dispositif doit être étendu à l’ensemble des collèges (90%
aujourd’hui) et offrir une capacité d’accueil par établissement accrue,
en complément du dispositif national « d’accompagnement éducatif »
(calqué sur le même modèle ) qui sera mis en place à la rentrée
2008. Cette mesure continuera de privilégier le recours à des
enseignants volontaires de l’établissement et le cas échéant, à des
étudiants.
- Développer "l’école ouverte" dans les collèges du département pendant les vacances scolaires.
Il s’agit d’accueillir pendant les vacances scolaires au sein des
collèges les jeunes qui ne partent pas en vacances. Le Conseil général
doit soutenir la généralisation de cette mesure initiée par l’Education
nationale et pour l’instant réservée aux seuls établissements en ZEP et
REP.
-Réaliser des collèges "Haute Qualité Environnementale" de moins de 600 élèves
Afin de disposer d’établissements « à taille humaine » permettant un
enseignement de qualité, tout comme des équipements adéquats et bien
proportionnés, le conseil général doit s’engager à ne plus construire
d’établissements de plus de 600 places et à réduire le nombre d’élèves
dans les collèges existants dont les effectifs dépassent ce nombre.
L’ensemble des nouvelles constructions devra bien sûr intégrer la
démarche Haute Qualité Environnementale.
- Mise en place des "écoles de la seconde chance"
Elles sont destinées à réinsérer dans le système scolaire et de
formation les jeunes qui quittent le collège à 16 ans, sans diplômes,
ni qualification.
1.2 Enseignement supérieur
- Mise en place d’un Plan pour l’Enseignement supérieur et la Recherche
¬ Soutien accru aux universités Paris X et Paris XI, et aux IUT du département
¬ Développer l’offre de logements étudiants
Ceci passe notamment par un soutien aux centres de recherche situés
dans le département pour compenser en partie la baisse des crédits de
l’Etat. Création d’une allocation de recherche départementale en
complément de celle versée par le Ministère?
- Intégrer le pôle universitaire Léonard de Vinci au service public de l’enseignement et au ministère de l’Education nationale :
Le Conseil général n’a pas vocation à continuer à subventionner
chaque année cet établissement à hauteur de 20 millions d’euros.
Cessons de financer une entreprise privée comme le P.U.L.V, sur des
fonds publics, au détriment des missions premières du Conseil Général,
l’action sociale et les collèges.
2. Jeunesse
- Aide aux projets des jeunes en lien avec l’insertion professionnelle
Le dispositif actuel, Voc@tion 92 (500 000 € pour 450 jeunes en 2006 !) est trop modeste.
- Création d’une aide aux missions locales et à l’orientation professionnelle des jeunes
- Participation aux frais liés à l’obtention du permis de conduire pour
les jeunes de 20 à 25 ans, demandeurs d’emplois et non indemnisés par
les Assedic
Les offres d’emploi, sont de plus en plus dispersées autour des
grands bassins d’emplois franciliens (Roissy, St Quentin, Cergy, Marne
la Vallée, Melun…).
Elles nécessitent souvent, du fait des horaires « décalés » d’être
titulaire du permis dont le coût ne cesse d’augmenter en raison du plus
grand nombre d’heures de conduite exigé par les auto-écoles. (Entre 30
et 40 heures avant présentation, pour seulement 20 heures inclus dans
les forfaits… le prix des permis s’en trouve souvent presque doublé).
Le conseil général se doit d’aider les jeunes à acquérir ce précieux sésame pour l’entrée ou le retour dans la vie active.
- Lancement de campagnes de sensibilisation à la citoyenneté en partenariat avec les communes
Promotion du bénévolat au sein des structures départementales (maisons de retraite…), éducation civique…
- Création de structures locales d’accueil des jeunes
Multiplication en collaboration avec les communes de structures
d’accueil des jeunes : loisirs, activités extrascolaires, bénévolat
associatif, prévention, santé….
- Création d’une Maison des adolescents, à l’instar de la Maison de Solenn à Paris, permettant la prise en charge des jeunes par des médecins, psychologues…
- Participation du département à la carte Imagin’R :
Le département des Hauts de Seine contribue actuellement au coût de
la carte Imagin’R en apportant une aide supplémentaire aux collégiens
et lycéens boursiers (de deux tiers ou d’un tiers sur le prix de
l’abonnement, selon le montant de leur bourse).
Or, cette carte demeure trop chère pour de nombreux jeunes non
boursiers. Le Conseil général doit élargir son aide aux collégiens,
étudiants et lycéens non boursiers comme le font d’autres départements
franciliens.
Le tiers de l’abonnement sera donc pris en charge par la collectivité
pour l’ensemble des jeunes concernés quelque soit la zone desservie.
Cette mesure valoriserait à la fois l’usage des transports publics dans
notre département et en Ile de France, et permettrait la mobilité
indispensable aux jeunes altoséquanais.
3. Petite enfance
- Développer un « Plan crèches » ambitieux : un accueil pour chaque enfant :
¬ Elaboration d’un Schéma départemental de la Petite Enfance à l’instar de nombreux département
¬ Créer le plus rapidement possible de 5 000 nouvelles places en
crèches dans le 92 pour atténuer un déficit d’accueil près de 2 fois
supérieur
¬ Créer une école de formation pour répondre aux problèmes de recrutement des personnels
¬ Financement à parité avec les communes des crèches publiques et associatives
¬ Soutien au développement des crèches d’entreprises
¬ Financement par le département de postes d’auxiliaire
d’intégration dans les crèches pour accueillir les enfants handicapés.
- Majoration de Bébédom 92, l’allocation départementale pour l’accueil du jeune enfant en fonction du niveau de revenu :
De nombreuses familles ne disposant pas de places en crèche ne
peuvent assumer la charge induite par le recours à une assistante
maternelle, même avec une aide de 100€.
Aussi pour les ménages dont les revenus annuels se situent entre 32
493€ et 80 000€*, l’A.D.A.J.E (allocation départementale pour l’accueil
du jeune enfant) demeure d’un montant de 100€.
Pour les ménages ayant des revenus annuels compris entre 22 146€ et 32 493€*, l’A.D.A.J.E devient d’un montant de 150€.
Pour les ménages ayant des revenus annuels inférieurs à 22 146€*, elle est d’un montant de 200 euros.
*Ces seuils sont fixés par la C.N.A.F et susceptibles de revalorisations.
- Mise en place de conseils de crèches ouverts aux « parents élus », à l’instar des parents d’élèves dans les établissements scolaires.
- Priorité donnée au service public de la petite enfance.
Arrêt du financement des crèches privées à but lucratif.
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