Depuis 2004, la loi oblige les départements à établir des schémas dans tous les domaines de l’action sociale et médico-sociale : aide sociale à l’enfance (ASE), personnes handicapées, personnes âgées…
Nous souhaitons que ces schémas soient assortis d’objectifs clairs et d’indicateurs précis afin de pouvoir évaluer les politiques départementales de solidarité.
Insertion
- Soutien au développement des structures d’insertion des Rmistes par l’activité économique
Les subventions aux associations et structures d’insertion par l’activité économique sont trop modestes alors que ces structures peuvent offrir l’opportunité d’emploi durable à des personnes pourtant très éloignées du marché de l’emploi.
- Recrutement de travailleurs sociaux, et plus particulièrement d’insertion, dans les circonscriptions de la vie sociale du département :
Les besoins en la matière sont criants, et les mouvements sociaux au sein des Circonscriptions de la vie sociale, débordées par les demandes, de plus en plus fréquents.
- Evaluation du recours à un prestataire privé pour le reclassement des Rmistes de plus de 2 ans dont le coût est trois fois supérieur à celui d’un travailleur social d’insertion:
> Evaluation du recours au prestataire privé Ingéus dont le coût prohibitif ne donne que des résultats très modestes et qui ne s’inscrivent que très peu dans un retour à l’emploi à long terme.
Le programme « Energies Emploi 92 » dispose d’une enveloppe annuelle de 7 millions € (3.5 millions € votés au B.P 2006 puis 3.5 millions € votés au B.S 2006). Or les crédits relatifs au retour à l’emploi inscrit au BP 2006 s’élèvent à 13 136 854€, ce sont donc 53% des crédits qui sont consacrés à 2 000 personnes qui représentent moins de 7% du nombre total d’allocataires.
Et ce, pour des emplois rarement pérennes: seuls 184 CDI signés sur 2 444 chartes d’accompagnement. Ne faut-il pas utiliser ces crédits pour recruter des travailleurs sociaux d’insertion ?
- Doublement de l’allocation exceptionnelle de fin d’année pour les allocataires du revenu minimum d’insertion (R.M.I) et de l’allocation parent isolé (A.P.I), équivalente à un treizième mois
Le Conseil général doit prendre la mesure de l’explosion du nombre des allocataires de minima sociaux dans le département depuis 5 ans. Cette prime versée en fin d’année est d’un montant égal à leur allocation mensuelle.
Sans « conforter les personnes concernées dans l’assistanat », la majoration de cette prime leur permet de pouvoir faire face à l’augmentation importante du coût de la vie et de compenser la faible revalorisation des minima sociaux par l’Etat. Il s’agirait aussi d’un geste fort et solidaire de notre collectivité pour les fêtes de fin d’année à destination de ces populations.
- Mise en place d’un partenariat avec l’A.N.P.E et financement de formations destinés à favoriser le retour à l’emploi des chômeurs de plus de 50 ans.
Personnes âgées
- Prise en charge immédiate des bénéficiaires de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie dès le dépôt de leur dossier.
- Réduire sensiblement les délais d’instruction des dossiers A.P.A.
- Retour à la gratuité de la carte Améthyste sous conditions de ressources.
- Instauration d’une aide à l’aménagement du logement des personnes âgées pour favoriser le maintien à domicile
-
Développer les réseaux d’aides à domicile en direction des personnes
âgées et la continuité de leur prise en charge (exemple des «
gestionnaires de cas » dans quelques départements)
- Répondre au
déficit de places en établissements pour les personnes âgées et réduire
le coût de l’accueil dans les structures non départementales (environ
30 % plus chères).
- Proposer des placements temporaires en établissements pour les personnes âgées
En
septembre 2007, le département dispose de 143 places d’accueil
temporaires pour répondre à une urgence ou apporter un soutien ponctuel
aux familles. Il s’agit d’une demande sociale récurrente.
-
Accélérer la mise en œuvre des coordinations gérontologiques pour
développer les réseaux d’écoute et de solidarité en direction des
personnes âgées isolées (multiplication des C.L.I.C.)
- Consultation
du CODERPA et des associations de personnes âgées dans la mise en œuvre
des politiques et l’évaluation des besoins.
- Mise en œuvre d’un
programme d’échanges européens afin de permettre aux aînés des Hauts de
Seine de visiter les pays de l’Union européenne.
- Contribuer au
développement des emplois tremplins au profit des associations en
développant des activités ludiques et de loisirs à destination des
seniors.
- Encourager les formations permettant aux personnes âgées
d’accéder à l’Internet qui peut permettre parfois d’atténuer les
problèmes liés à l’isolement d’une partie de nos aînés.
Handicap
- Augmenter l’offre de transport spécialisé de
manière significative par la mise en place, à l’instar du Plan d’Aide Ã
la Mobilité (P.A.M.) de la ville de Paris, d’un accompagnement
personnalisé, avec une amplitude horaire élargie et un système de
réservation performant.
- Mise en place d’un atelier protégé départemental en direction des personnes handicapées
- Développer les foyers-logements dont le nombre est insuffisant pour l’hébergement des adultes handicapés
- Développer les aides à domicile pour les personnes handicapées
-
Améliorer considérablement le fonctionnement de la Maison
départementale des personnes handicapées (MDPH) en lui donnant les
moyens de fonctionner.
Où en est l’élaboration du Schéma départemental du handicap ?
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