Grand Paris : Vers une mutualisation des ressources ?
La création d'un Grand Paris, qui regrouperait la capitale et 78 communes alentour, se heurte à deux écueils majeurs : elle supposerait des sacrifices financiers très élevés pour les communes riches de l'agglomération parisienne et elle exigerait de l'Etat un investissement annuel de plusieurs centaines de millions d'euros. Ce double constat a été dressé par plusieurs élus de gauche de l'Ile-de France, mardi 25 septembre, dans le cadre de la conférence métropolitaine qui les a réunis à l'invitation du maire de Paris, le socialiste Bertrand Delanoë.(...)
Le coeur de l'Ile-de-France constitue aujourd'hui un bassin de 6 millions d'habitants. A l'intérieur de cette zone, Paris et les Hauts-de-Seine disposent de 80 % de la ressource fiscale de la taxe professionnelle pour 60 % de la population. La Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne en ont 20 % pour 40 % des habitants. Pour "financer de grands projets à l'échelle de l'agglomération, il faudra réfléchir à une mutualisation au moins partielle des ressources des communes", affirme Pierre Simon, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris. Seule "une taxe professionnelle unique" permettrait à terme de compenser les disparités de ressources fiscales, souligne Pierre Mansat, adjoint (PCF) de M. Delanoë en charge de la coopération entre Paris et les communes d'Ile-de France.
L'harmonisation des taux de taxe professionnelle et la mise en commun de ces grosses recettes fiscales auraient pour effet de redistribuer les financements au sein du Grand Paris. Mais elles risqueraient de faire fuir les entreprises installées à La Défense : Puteaux et Courbevoie (Hauts-de-Seine), qui bénéficient de la manne du quartier d'affaires, devraient aligner leur taux très bas sur celui de la future agglomération. Ils craignent un départ des entreprises vers le grand est parisien.
Lire la suite de l'article sur le site du Monde (27/09/07)
Commentaires